Chambres d’agriculture : André Bernard, élu président de la Chambre régionale

Publié le 18 mars 2019

Le nouveau bureau de la Chambre régionale d’agriculture de Provence-Alpes-Côte d’Azur fraîchement élu..

Lundi 11 mars, en préfecture de Région, à Marseille, le Vauclusien, André Bernard, a été élu, à la majorité absolue, président de la Chambre régionale d’agriculture de Provence-Alpes-Côte d’Azur.

Dès le matin, avaient lieu, dans les salons de la préfecture de Région, les votes à l’urne des candidats pour les collèges 2 à 5e. Quant aux membres du collège des chefs d’exploitation (collège 1), ils ont été élus au suffrage direct, lors des élections pour les Chambres départementales. L’après-midi, l’ensemble des membres élus présents s’est retrouvé pour l’élection du bureau et du président. L’actuel président de la Chambre d’agriculture de Vaucluse, André Bernard, a été élu au premier tour (il en avait fallu trois lors du précédent scrutin) par 37 voix sur 45 votants.

Le nouveau président a voulu saluer cette nouvelle équipe à la tête de la Chambre régionale, qui a à cœur « de faire évoluer l’agriculture de notre région, en valorisant sa diversité, sa qualité, et notamment ses marchés de proximité ». Il a ensuite retracé les grandes lignes, pour lui, prioritaires : « Tout d’abord assurer le socle, avec le foncier et la sécurisation de l’eau et de l’irrigation, des sujets primordiaux pour chacun des six départements de la région. Aujourd’hui, pour ces dossiers, les centres de décision névralgiques sont régionaux. J’entends faire de la Chambre régionale l’interlocuteur privilégié de l’État, via la Draaf et la Dreal, des Agences, notamment de l’eau, de la Région, en lien avec les financements européens. Nous devons structurer notre action, pour rassembler et pousser en avant l’ensemble des dossiers de la région, dans une dynamique bénéfique à tous. Nos projets doivent être complémentaires et ne pas s’opposer. Via la synergie, nous pourrons ainsi optimiser les financements publics. » Le nouveau président entend bien également renforcer l’ancrage territorial des Chambres d’agriculture, resserrer les liens avec les parcs ou les communautés de communes.

Des produits et des hommes.

Après le socle, l’humain, « et un enjeu essentiel : l’installation. Conforter notre activité, en assurant le renouvellement des générations. Il faut attirer de nouveaux candidats, les accompagner dans la durée mais aussi, et surtout, qu’ils puissent vivre de leur métier, en travaillant sur les problématiques des charges, ou encore sur les menaces, comme le loup. Il est impératif que l’on corrige le tir sur ce dossier : la pression, imposée notamment sur le massif alpin, est intenable. C’est tout l’élevage transhumant qui est en péril. Et on l’a vu récemment, en matière de loup, désormais aucun territoire de la région n’est épargné. »

Dernier étage de la fusée : les productions, en favorisant les circuits courts et longs. « Nous avons des atouts : des productions de qualité, qui ont su s’engager dans des filières valorisantes et qui ont beaucoup avancé. Mais nous pouvons aller encore plus loin, notamment dans l’organisation économique. »

Pour accompagner les agriculteurs, la réorganisation de l’expérimentation à l’échelle de la région jouera son rôle. « Les besoins, notamment techniques, des agriculteurs ont changé. Aujourd’hui, ils attendent, par exemple, un accompagnement vers la HVE, un soutien face à l’évolution des attentes des marchés… La création d’un pôle unique, entre l’Ardepi et le Cirame, donnera aux agriculteurs, sur la base des données agro-météo, des outils d’aide à la décision (OAD) pour le pilotage de l’irrigation, le numérique, la robotique... » Mais qui dit attentes des marchés, dit aussi accompagner la mutation en cours, en termes de protection des cultures. « Les Chambres doivent être moteur pour trouver des solutions techniques, accompagner leur diffusion sur le terrain, permettre également aux exploitations de passer le cap de la transition, en maintenant leurs résultats économiques. » Et en bout de chaîne : « Les Chambres sont aussi là pour défendre l’image de l’agriculture, via la communication. Aux côtés de partenaires comme Agridemain, qui forment des ambassadeurs, nous avons des actions à mener, comme les journées Innov’Action, pour valoriser les bonnes pratiques et les initiatives ».

Le 20 mars prochain, aura lieu le dernier niveau des élections Chambres d’agriculture à l’APCA, avec la désignation de son bureau et président. André Bernard et le président de la Chambre d’agriculture des Alpes-Maritimes, l’horticulteur Michel Dessus, y représenteront la région Paca. Le 15 avril se tiendra une nouvelle session de la Chambre d’agriculture de Vaucluse, durant laquelle André Bernard présentera sa démission à la présidence et où sera élu son remplaçant. « Avec cette nouvelle présidence, j’entends bien œuvrer pour fluidifier les échanges de l’échelon départemental jusqu’au national, en passant par la région : que l’ascenseur fonctionne dans les deux sens, avec un maximum d’efficacité et de transparence. »

Magali Sagnes


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