Canal de Carpentras : 70 ha accèdent au réseau sous pression dans le Ventoux

Publié le 27 décembre 2021

Le président, Alain Guillaume, la directrice, Sandrine Pignard, l’équipe du canal de Carpentras, les maires locaux, et les équipes du groupement d’entreprises Dall Agnola/Teyssier en charge des travaux, lors de la visite du chantier à Saint-Pierre-de

70 hectares sur les communes de Saint-Pierre-de-Vassols, Besoin, Mazan et Mormoiron auront accès à l’eau sous pression l’an prochain, grâce aux projets d’extension du canal de Carpentras, et au soutien financier du Département, de la Région et de l’Europe.

En 2018, des demandes d’accès à l’eau avaient été recensées sur les communes de Saint-Pierre-de-Vassols, Bedoin et Mazan, à la suite d’enquêtes menées par la Chambre d’agriculture de Vaucluse. "Notre service de maîtrise d’œuvre a donc réalisé une étude sur la faisabilité du projet, arrivant à un coût inférieur à 15 000 euros par hectare", explique la directrice du Canal de Carpentras, Sandrine Pignard. "Ce seuil à ne pas dépasser est un critère d’éligibilité, pour pouvoir bénéficier de subventions publiques sur un projet de densification." Le projet a donc pu voir le jour, bénéficiant d’un financement à 80 % de la part du Département de Vaucluse, de la Région Paca et du Feader. "Nous avons la chance sur la région d’être les seuls opérateurs, avec récemment la Société du canal de Provence, à demander des aides pour la densification du réseau."

Les travaux ont commencé en septembre 2021, et devront permettre d’apporter l’eau sous pression à 70 hectares. Ils devraient se poursuivre jusqu’en mai 2021. Huit mois sont nécessaires pour installer 5,9 km de canalisations enterrées et plus de 40 points de desserte, parfois dans des conditions difficiles d’accès. "Nous avons démarré au début d’un GR1", illustre Alexandra Le Baron, du Canal de Carpentras. Il a fallu également passer à proximité des habitations, avec la présence de réseaux existants, comme c’est le cas à Saint-Pierre-de-Vassols, où une visite de chantier était organisée le 7 décembre dernier.

La conduite est placée à 1,20 m de profondeur. Pour reboucher la tranchée, l’entreprise fait appel à un godet cribleur, genre de tamis qui permet, une fois que la canalisation est en place, de réutiliser les matériaux du site pour la recouvrir, et ainsi préserver et conserver la nature du sol, limiter le trafic de camions, et filtrer les gros matériaux éventuellement pointus, qui pourraient endommager la canalisation.

Désormais, le Canal de Carpentras attend d’en savoir plus sur les aides européennes qu’il pourra mobiliser dans le cadre de la nouvelle Pac, mais espère "pouvoir faire encore de nombreux projets comme celui-ci", conclut Sandrine Pignard.

Magali Sagnes


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