Bienvenue àla ferme : lancer son drive fermier, une pratique encouragée

Publié le 28 mars 2022

Durant la crise sanitaire, la vente directe s’est trouvée plébiscitée par les consommateurs qui ont pu continuer à s’approvisionner en produits frais en dehors des circuits de consommation habituels. En complément, les agriculteurs ont également déve

Afin de promouvoir les circuits courts et l’accueil à la ferme à travers la région Provence-Alpes-Côte-d’Azur, la Chambre régionale d’agriculture lance un cycle de formation à distance. Première étape : la création de drives fermiers. Guillaume Sinard, chargé de mission, et Audrey Piazza, agricultrice, tous deux en Vaucluse, viennent proposer leur éclairage dans cette démarche.

Durant la crise sanitaire, la vente directe s’est trouvée plébiscitée par les consommateurs qui ont pu continuer à s’approvisionner en produits frais en dehors des circuits de consommation habituels. Beaucoup d’entre eux se sont notamment tournés vers le e-commerce, permettant à la fois aux consommateurs d’acheter tout en respectant les règles sanitaires, et aux entreprises et producteurs de pouvoir garder une activité. Ainsi la Chambre régionale d’agriculture a-t-elle décidé de lancer un cycle de formation sur les circuits courts et l’accueil à la ferme. "En 2020, 30 % des e-acheteurs achetaient de l’alimentaire, alors qu’en 2019 ils n’étaient que 21 %", explique Sabine Picard, chargée de missions 'Fruits et Légumes et circuits de proximité' à la Chambre régionale d’agriculture, en préambule de ce premier webinaire sur la thématique du Drive fermier1. La transformation numérique s’accélérant, ce webinaire vient en soutien aux producteurs se posant encore des questions sur la création et l’intérêt d’un drive pour leur exploitation.

Guillaume Sinard, chargé de mission 'Développement circuits courts et promotion' à la Chambre vauclusienne, revient sur les points essentiels de la création d’un drive fermier avec Bienvenue à la ferme. "Quand on parle de drive, on parle de site internet. La spécificité, c’est que la livraison se fait en point relais (…). La particularité du drive, c’est que ce principe reste en vigueur mais, qu’en plus, on peut y adosser des principes liés au cahier des charges de Bienvenue à la ferme", explique-t-il. Plusieurs modèles sont effectivement disponibles selon le projet souhaité : magasin collectif, producteur individuel, groupement d’agriculteurs, vente par des tiers et sur des zones d’implantations diverses (parkings, exploitations, centres-villes, aires d’autoroute etc.), toutes les options sont envisageables.

Avantageux pour l’agriculteur comme pour les consommateurs en recherche de traçabilité, réactivité, ou de contact avec le producteur, les drives de la marque des Chambres d’agriculture se déploient doucement. En Paca, trois ont vu le jour : un à Gap ; un géré par l’association 'En direct de nos fermes' qui dispose de plusieurs points relais en Vaucluse ; et un troisième à Châteauneuf-de-Gadagne, depuis 2021, sur l’exploitation d’Audrey Piazza, 'Les Vergers de Bonpas – Domaine de la Croisette'.

La porte aux nouveaux projets est grande ouverte, mais alors comment faire concrètement ? D’abord, il faut déjà un projet. Pour les projets collectifs, le groupe de producteurs doit être constitué avant de lancer une étude de marché. "C’est elle qui permet de voir comment orienter le site et de choisir les actions adaptées", développe le chargé de mission. Il s’agit ensuite de définir le dispositif de vente et de distribution, de créer la boutique, puis d’organiser le lancement. Un processus "très chronophage", il l’admet, mais indispensable, ce que confirme Audrey Piazza, qui a elle-même dû passer beaucoup de temps sur son propre drive.

Le choix du logiciel Socléo

Socléo, la solution de 'Bienvenue à la ferme' permet toutefois d’amortir cette sensation, en proposant un outil manifestement ergonomique et apprécié. "La mise en place est une grande partie qui prend effectivement du temps avec la création des fiches produits. Mais la solution Socléo est bien faite, car il y a des modèles qui existent, des possibilités de dupliquer les jours de livraison, une simplification pour la facturation", énumère l’agricultrice. D’autant plus facile que des formations de prise en main de l’outil existent, comme le souligne Guillaume Sinard : "Vous pouvez vous tourner vers les Chambres d’agriculture du département ou de la région où vous avez une multitude de formations, aussi bien sur la création que sur la façon de faire vivre votre site internet". Si vous prenez l’option 'Drive fermier' proposée par les Chambres d’agriculture, Socléo propose également une formation d’une heure à l’outil, ainsi qu’un service après-vente réactif.

Ludovic de Baurepaire, fondateur de Socléo en 2009, a été sollicité par 'Bienvenue à la ferme'. "Nous sommes partenaires des logiciels de circuits courts, donc nous sommes vraiment un éditeur de logiciel", reprend-il. Le webinaire proposé par la Chambre régionale d’agriculture est l’occasion pour lui de faire une démonstration de l’utilisation d’un site porté par Socléo. Gestion des stocks, des prix, des poids, possibilités de fiches techniques, ajout de photos et vidéos, système de messagerie automatique ou encore moyens de paiement et études des statistiques… Ludovic de Baurepaire propose une vue d’ensemble et se tient à disposition des éventuels questionnements des personnes qui regarderaient le replay de cette formation.

Une adhésion intéressante pour l’agriculteur

"Bienvenue à la ferme est une marque nationale qui chapeaute le Drive fermier", expose simplement Guillaume Sinard. Grâce à sa notoriété grandissante dans l’Hexagone, elle offre une meilleure reconnaissance auprès du consommateur lui-même. Mais en dehors de cet apport, l’adhésion s’avère intéressante sur bien des points. "Faire partie de ce réseau national oblige à un cahier des charges qui certifie que les produits sont majoritairement issus de productions agricoles", permettant au dispositif de se différencier d’autres drives plus classiques. L’utilisation de la boutique, grâce à l’outil Socléo, est également optimisée selon les demandes des agriculteurs : "Il existe une enveloppe spécifique au développement du site internet (…). C’est un avantage parce que si vous êtes tout seul sur un site internet, un développement spécifique c’est 2 000, 3 000, 4 000, 5 000 euros, alors que là c’est pris en charge par le national". Au minimum, six webinaires de prise en main de l’outil sont également proposés directement par Socléo, par exemple sur la mise en place de la fidélité et de parrainages.

Le réseau Drive Fermier de 'Bienvenue à la ferme' prend également en charge trois campagnes publicitaires Facebook et Google Ads géolocalisées par an. "Le national vous propose également une à deux animations commerciales par an à destination de vos clients", poursuit Guillaume Sinard. Quizz, coupons, bons d’achat… En tant qu’adhérent vous n’avez pas d’obligation de les utiliser, mais elles sont toutefois mises à votre disposition pour animer votre drive fermier. Tout le volet accompagnement a également été développé : extranet avec la possibilité de voir ce qui se fait chez les autres membres du réseau ; bilans annuels de ce dernier et de chaque drive ; veille sur la réglementation… La force du collectif est sans l’ombre d’un doute l’atout numéro 1 mis en avant par 'Bienvenue à la ferme'. Le chargé de mission de la Chambre d’agriculture de Vaucluse met en avant les partenariats et leurs traditionnels tarifs privilégiés, l’offre de formation à distance et bien évidemment la visibilité de la marque 'Bienvenue à la ferme' en tant que telle. "Quand vous adhérez à Drive fermier, il y a un logo spécifique qui vous sera créé avec la charte spécifique et le nom de votre drive", ajoute Guillaume Sinard. À ce logo se greffe également tout un kit communication.

Pour établir un devis, les agriculteurs intéressés sont invités à se rapprocher de leurs conseillers de la Chambre d’agriculture départementale. Selon les projets – individuels ou collectifs notamment – ou encore le chiffre d’affaires estimé, les tarifs sont amenés à varier. "C’est vrai que ça a un coût. Mais en tant qu’agricultrice et comme beaucoup d’entre nous, le temps aussi a un coût. Il faut savoir parfois investir un peu d’argent pour se libérer beaucoup de temps", conclut Audrey Piazza.

Manon Lallemand


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