Oléiculture : Une démonstration de saison

Publié le 20 novembre 2018

Récolte manuelle avec peigne et brouette de réception pélican.

Le Groupement oléicole des Bouches-du-Rhône (Civam oléicole 13) en partenariat avec l’Afidol et le domaine oléicole et viticole de Château Virant, à Lançon-de-Provence, ont organisé, le 19 octobre dernier, une matinée consacrée à la récolte des olives en verger traditionnel.

Il y avait foule sur l’oliveraie du site des Baïsses, juste à côté du Moulin de Château Virant, pour la démonstration de matériel de récolte des olives. Quatre-vingt personnes, venues du Vaucluse, des Bouches-du-Rhône, du Gard, de l’Aude et du Var, particulièrement motivées, ont suivi les démonstrations. Mieux, elles ont aussi pu essayer les matériels sur les oliviers de variété Aglandau et Picholine. Une belle occasion pour évaluer, in situ et en pratique, les meilleures méthodes pour récolter. Du peigne manuel avec une barriotte pélican pour recueillir les olives, jusqu’au bras rotatif, en passant par le peigne électrique, le choix était vaste.

Reste qu’en fonction des outils choisis, les performances sont très variables : le ramassage manuel permet de récolter (avec une brouette pélican) environ 20 kg/h et le peigne électrique, de 120 à 150 kg/h. Le bras rotatif est plus efficace et peut traiter 115 oliviers par jour (pour une moyenne de 40 kg par olivier, soit en moyenne 4,6 tonnes par jour), quand le vibreur de tronc affiche plutôt 250 kg/jour (mais ce matériel n’a pas été présenté).

 « Le matériel le plus répandu est le peigne vibreur électrique, autour de 800 euros, sans batterie », expliquait technicienne du Civam 13, Corinne Barge. « Toutefois le bras rotatif, aux alentours de 12 000 euros, à brancher une mini pelle est une bonne solution, moins chère que la pince vibreur de tronc, qui lui, avoisine davantage les 30 000 euros. »

Rappels et coûts.

Sur place, on trouvait de grandes marques de matériel : Stihl, avec du matériel de coupe, ou des tronçonneuses sur perche ; Pellenc et ses outils électro-portatifs intelligents, notamment les peignes Olivion, Toutentub et ses brouettes Pélican ; Emis France et ses filets agricoles. Enfin, Mattia Sourcing présentait des bras rotatifs qui ont eu beaucoup de succès, et des enrouleurs dérouleurs de filets Asquini.

Précédemment au cours de la matinée, Jean-Michel Duriez, de l’Afidol, et Corine Barge avaient rappelé les principes et les méthodes de récolte des olives de table et à huile, manuelles et mécanisées, ajoutant également quelques aspects économiques de coûts de chantier. Ils ont ainsi rappelé comment évaluer simplement le coût d’un chantier de récolte manuelle en équipes, en prenant en référence un coût de main d’œuvre à 17 € l’heure pour des salariés spécialisés, et 15 euros pour de la main d’œuvre non spécialisée. Pour cela, il suffit de diviser le coût horaire TTC de main la main d’œuvre par la quantité de kilogrammes récoltée, par heure et par personne. Cette division permet d’établir le coût horaire par kilo d’olive. « Pour calculer le coût de récolte manuelle avec outil spécialisé, la formule est plus complexe », notait Michel Duriez.

Francis Pabst, CLP


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