Montfavet : Opération portes ouvertes pour l’EARL JPL La Provence

Publié le 18 mai 2018

Jean-Philippe Briand et Julie Vié veulent renforcer la production de tomates cerises dans le bassin provençal.

Julie Vié et Jean-Philippe Briand ouvrent les portes de leur serre au grand public et scolaires lors de l’opération ‘Serres ouvertes’ les 23, 24 et 26 mai prochains.

L’occasion pour eux de mener une action d’information et de sensibilisation sur leur mode de production de tomates hors-sol auprès du grand public, mais aussi d’expliquer le fonctionnement de leur serre entièrement éco-responsable.

« Rien ne se perd (…), tout se transforme », c’est sous ce célèbre adage de Lavoisier que l’on pourrait résumer et décrire le mode de production et le fonctionnement de la serre de tomates de Jean-Philippe Briand et Julie Vié, à Montfavet. Ici en effet, tout est pensé pour utiliser au maximum, et en priorité, les ressources données par la nature dans un seul objectif : une production de tomates alliant qualité, goût, respect et protection de l’environnement et, in extenso, du consommateur arrivant au bout de la chaîne alimentaire. « On a choisi ce concept d’éco-serre lors de l’ouverture de notre serre en 2015 car ce système de production correspondait à nos attentes sociales, environnementales et humaines. L’éco-serre offre un large panel de technologies en matière de gestion de l’air, de l’eau, des conditions climatiques, de la luminosité, des insectes présents, soit autant de paramètres qui ont tous une influence sur la croissance des plants de tomates et sur la production finale », détaille Jean-Philippe Briand.

Une serre où tout est recyclé.

Dans leur serre en hors-sol de trois hectares abritant 135 000 plants de tomates cerises, tout est recyclé : l’eau, l’air et aucun déchet n’est rejeté dans le sol ou dans l’air extérieur. La serre dispose d’une structure semi-fermée qui permet une ventilation de l’air dynamique pour créer un climat idéal au bon développement de la plante. Cet afflux d’air entrant peut être humidifié ou rafraîchi pour que la tomate cultivée en hauteur et en hors-sol y trouve les conditions optimales de son épanouissement.

De plus, ce système de ventilation dynamique permet aussi de filtrer les insectes entrant dans la serre et ne gardant que les bénéfiques. « On favorise les insectes utiles, ceux qui vont nous aider à lutter et éradiquer les nuisibles qui abîment ou pourraient détruire le plant. Cela permet de gérer l’équilibre de culture, si important pour le bon fonctionnement général de la serre et la production optimale de nos tomates », ajoute-t’-il.

Une serre « high-tech » avec des outils d’analyses de données en temps réel.

La serre est aussi à la pointe de la technologie via des systèmes informatique qui permettent de gérer les données relatives au climat et à l’irrigation. Elle compte ainsi sa propre station météo qui relève en temps réel les données climatiques. Cette technologie permet de disposer d’informations précises et apporter plus ou moins d’air ou d’humidité dans la serre – en fonction de la température extérieure et le taux d’humidité – mais aussi de déterminer le besoin d’irrigation de chaque plante. Pour ce dernier point, la serre dispose également d’un système de collecte d’excédent d’eau : concrètement, l’eau excédentaire est récupérée et réutilisée pour l’arrosage des plants. « Nous nous sommes dotés d’un système de contrôle en temps réel du besoin en eau de chaque plante, et ce, sur toutes les variétés de tomates que nous produisons, soit une douzaine en tout. Avec ce système, nous arrivons à déterminer quelles plantes nécessitent le plus d’eau, quel volume d’eau la plante a consommé ; en fonction de ces informations, nous prenons la décision d’irriguer avec une fréquence et un volume que l’on peut adapter en fonction des besoins spécifique de chaque plante », précise Jean-Philippe Briand. Avec ce système très moderne, Jean-Philippe et Julie peuvent ainsi économiser 30% d’eau.

Si l’air et l’eau sont analysés en temps réel, qu’en est-il de l’électricité ? Elle n’est pas en reste non plus puisque la serre est aussi entièrement autonome via un moteur fonctionnant en cogénération et produisant de la chaleur et du CO2 utilisés pour chauffer les serres en cas de besoin (notamment en fonction des conditions climatiques extérieures analysées par la station météo). L’électricité dégagée en plus de la chaleur est récupérée et revendue à EDF pendant l’hiver. Aucune déperdition donc en électricité, eau et air.

Pour cette deuxième année où ils participent à l’opération « Serres ouvertes », Julie et Jean-Philippe auront à cœur de vous présenter les 23, 24 et 26 mai prochains leur exploitation et vous faire partager leur passion !

Claire Plisson


Découvrez notre vidéo en flashant ce QR Code.

Fruits & légumesTomate la provence porte-ouvertes montfavet