Le syndicat général des Côtes-du-Rhône se constitue partie civile dans le dossier d'instruction mettant en cause le négociant Raphaël Michel

Publié le 17 juillet 2017

« Désormais partie civile, nous avons eu connaissance de premiers éléments qui confirment la gravité des faits reprochés à la société Raphaël Michel » indique Philippe Pellaton, président du syndicat. ©MS

Informé par voie de presse de l'existence d'une fraude reprochée à la société Raphaël Michel et ayant notamment pour objet l'usurpation d'appellations qui serait directement imputable au vraqueu, le Syndicat des Côtes du Rhône a pris la décision de se constituer partie civile.

Alerté fin juin, le syndicat avait souhaité connaitre la véracité des accusations portées à la connaissance de tous par la presse, tout en recueillant les appels des vignerons potentiellement victimes de pratiques frauduleuses.
« Désormais partie civile, nous avons eu connaissance de premiers éléments qui confirment la gravité des faits reprochés à la société Raphaël Michel » indique Philippe Pellaton, président du syndicat. « Il est impensable pour nous de ne pas être partie et acteurs dans une procédure mettant directement en danger les vignerons dont nous assurons la protection. Nous ne laisserons ni nos exploitations être victimes d'escroquerie, ni nos AOC être usurpées » ajoute le président avec détermination.
Ainsi, plusieurs centaines de milliers d'hectolitres de vin auraient été vendues sous l'appellation Côtes du Rhône, alors que le vin provenait d'assemblages et ne relevait en aucun cas de cette appellation.
Le syndicat n'est pas seul dans ce combat, l'Interprofession comme l'UMVR (Union des Maisons de Vins de Rhône) entendent eux aussi que toute la lumière soit faite sur ce dossier et consultent actuellement leurs conseils respectifs dans l'objectif de se constituer à leur tour partie civile.


ViticultureCôtes du Rhône, villages et crusRaphaël Michel négoce vraqueur côtes-du-rhône syndicat général