Hauts de Provence Rhodanienne : Plusieurs scénarios possibles

Publié le 28 janvier 2019

L’avant dernier Copil, Comité de pilotage du projet territorial ‘Hauts de Provence Rhodanienne’, s’est déroulé le 18 décembre dernier, en préfecture de Vaucluse.

Comment répondre à la demande en eau du territoire ? Différents aménagements d’hydraulique agricole ont été présentés, le 18 décembre dernier, à la préfecture de Vaucluse, lors d’un comité de pilotage dans le cadre du projet territorial ‘Hauts de Provence Rhodanienne’.

Le préfet de Vaucluse a ouvert la réunion, en soulignant l’intérêt des études menées sur un bassin versant, cohérent géographiquement, mais complexe d’un point de vue administratif, puisqu’il concerne deux régions, deux départements et 81 communes. Le projet répond au double enjeu de l’atteinte du bon état des cours d’eau et de l’adaptation au changement climatique. Il intègre les Plans de gestion de la ressource en eau des trois affluents du Rhône, Lez, Aygues et Ouvèze. Il prévoit également un développement de l’irrigation sur des cultures, malmenées par la hausse estivale des températures.

Bénédicte Martin, présidente de la commission ‘Agriculture’ du Conseil régional, estime que le schéma d’hydraulique agricole, qui ressortira des études, aura une dimension proche du projet engagé il y a plus de 30 ans dans le secteur Luberon, et que l’étude à venir sur la gouvernance du projet doit être à la hauteur de cet enjeu. Christian Mounier, vice-président du Conseil départemental de Vaucluse et président de la commission ‘Agriculture-Eau-Environnement’, a confirmé l’engagement du Département dans le projet. Didier Blanc, conseiller régional, a rappelé l’engagement de la Région Auvergne-Rhône Alpes dans les projets agricoles, en particulier les projets d’hydraulique agricole. Enfin, André Bernard, président de la Chambre d’agriculture de Vaucluse, a souligné la nécessité d’accélérer le processus et de passer des études à la phase de réalisation des aménagements.

Les agents de la Chambre d'agriculture ont pu remettre aux participants les rapports concernant l’état des lieux agricoles, ainsi que l’état initial hydraulique, et présenter le travail en cours sur l’évaluation des besoins en eau agricoles et non agricoles.

Quatre scénarios identifiés.

Le bureau d’études BRLi, retenu pour la réalisation de l’étude hydraulique, a quant à lui présenté les différents aménagements techniquement possibles, sous forme de quatre scénarios mobilisant les ressources locales : Lez, Aygues Ouvèze et nappe Miocène, sans oublier les ressources de transfert du Rhône et de la Durance dans des proportions variables. Chaque scénario a fait l’objet d’un chiffrage de l’investissement total et par hectare, et du tarif du m3 d’eau en phase de fonctionnement. Une analyse des différents scénarios est effectuée pour identifier pour chacun les bénéfices et les coûts, pour la collectivité et le monde agricole. 

Le prochain, et dernier, comité de pilotage aura lieu au cours du printemps 2019. Il devra valider les études techniques, retenir le ou les scénarios d’aménagement les mieux adaptés au territoire, et s’accorder sur les conditions de mise en œuvre de la gouvernance appropriée à la poursuite opérationnelle des travaux.

D’ici là, des réunions de présentation et d’échange autour des scénarii seront organisées par la Chambre d’agriculture sur le terrain. Comme l’a souligné la DDT de Vaucluse, les prochains mois seront décisifs. « Si on travaille ensemble, vite et bien, le projet sera vite et bien fait » a conclu le préfet.

Manon Dublet, pôle ‘Territoires Eau Environnement’, Chambre d’agriculture de Vaucluse


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