GDA Ventoux : « Définissons ensemble nos objectifs ! »

Publié le 13 avril 2018

L'eau est « une priorité fondamentale et indispensable » a rappelé Georgia Lambertin, présidente du GDA Ventoux lors de son AG, le 15 mars à Saint-Didier.le sur l’eau et sur le développement des réseaux. Le secteur Ventoux a la chance d’avoir un cana

Jeudi 15 mars s'est tenue l'assemblée générale du GDA du Ventoux avec comme thème principal "Eau et Innovation". Un thème ô combien d’actualité cette année compte tenu de l’année de transition suite à la fin du contrat de Canal de Carpentras1.

Pour lancée l’ assemblée générale du GDA Ventoux qui se déroulait le 15 mars dernier dans les locaux de la cave coopérative Clauvallis, à Saint-Dider, Georgia Lambertin, présidente du GDA du Ventoux et vice-présidente de la Chambre d'agriculture de Vaucluse, a accueilli plusieurs personnalités : André Bernard, président de la Chambre d'agriculture de Vaucluse, Christian Mounier, vice-président du Cconseil départemental délégué à l'agriculture, Didier François, sous-préfet de Carpentras, Alain Guillaume, président du Canal de Carpentras, et Jean-Louis Lambertin, représentant la Cave Clauvallis.

Chacune a pu intervenir lors de l’assemblée rythmée par diverses interventions orchestrées par le GDA du Ventoux, la Chambre d'agriculture de Vaucluse, le Canal de Carpentras et le Cirame et devant une soixantaine de personnes, toutes actrices du territoire du Ventoux (agriculteurs, adhérents ou représentants Caves, OP, élus, Département, mairies…), dans une ambiance conviviale.

Toutes ses différentes prises de parole n’ont pas laissé la salle indifférente, au vu de l'enjeu primordial que représentent l'irrigation et les nouveaux outils apparus ces dernières années dans le monde agricole, « un monde en perpétuelle évolution, particulièrement face aux changements climatiques », rappelait d’ailleurs Georgia Lambertin en lançant le débat sur le changement climatique et ses conséquences sur l’agriculture.

Insistant sur le fait que l’eau est « une priorité fondamentale et indispensable », l’élue agricole a vivement encouragé l’assemblée à « anticiper et réfléchir ensemble sur l’eau et sur le développement des réseaux. Le secteur Ventoux a la chance d’avoir un canal avec un contrat de canal, arrivé à son terme fin 2017 », rappelait-elle appelant à la mobilisation immédiate et à la sensibilisation pour l’irrigation des terres agricoles « au vu des enjeux actuels et à venir ». Très vite, la présidente a insisté sur les actions lancées ces dernières années et celles aujourd’hui engagées « pour identifier les secteurs non-desservis à ce jour », mais aussi sur les démarches lancées « pour évaluer les besoins, d’une part en eau d’irrigation pour nos agriculteurs et d’autre part en eau brute pour nos communes ». Ces actions sont nécessaires et vitales rappelait Georgia Lambertin, car il s’agit « d’engager avec les gestionnaires de canaux d’irrigation un programme de travaux de densification et d’extension des réseaux ».

Pas d’agriculture sans irrigation.

Fervent défenseur de ce dossier de l’eau en agriculture, André Bernard, a rappelé l’urgence de la question en agriculture : « Le réchauffement climatique est une réalité devant laquelle, à court terme, nous n’avons que peu de parade hormis l’irrigation ». Optimiste, le président de la Chambre d’agriculture a noté les nombreuses avancées faites en matière d’irrigation ces dernières années, « sans compter celles à venir grâce notamment à l’optimisation des systèmes d’alertes ». Mais pour l’élu, la force du Vaucluse réside dans son histoire et dans « le potentiel énorme et riche que nos anciens ont su mettre en place et qui fait qu’aujourd’hui, nous disposons d’un système d’alimentation d’eau sécurisé efficient qui va nous permettre de sauver nos exploitations ». Pour autant, pas question de se reposer sur ces lauriers et très vite, André Bernard rappelle la mobilisation active de la Région « pour que nos territoires puissent produire correctement » avant d’encourager l’assemblée « à ne pas baisser les bras » et de remercier Georgia pour « son engagement et sa pugnacité pour défendre les intérêts des agriculteurs ».

Se faisant l’écho de son précédesseur, Alain Guillaume, président du Canal de Carpentras, « ne peut imaginer une agriculture sans irrigation », précisant rapidement que le Canal de Carpentras est « en capacité d’étendre son réseau d’irrigation, les agriculteurs devant en être les principaux bénéficiaires ». Passant la parole à Sandrine Pignard, directrice adjointe du Canal de Carpentras, cette dernière est revenue sur l’année de « transition » post fin contrat de Canal. « Nous avons la nécessité à construire un nouveau programme d’actions en tenant compte de la demande des agriculteurs. Le Canal de Carpentras est en conséquence en attente des sollicitations du territoire et de la hiérarchisation des projets » a-t-elle expliqué. Pour faire remonter ces besoins, la Chambre d’agriculture de Vaucluse a mis en place un questionnaire afin « de déterminer les attentes, la localisation des demandes et les volumes nécessaires » ont expliqué Mireille Brun et Manon Dublet, chargées de mission du pôle ‘Territoire Eau et Environnement’ de la Chambre d’agriculture. Cette enquête doit permettre, à terme, d’identifier au mieux les secteurs prioritaires à aménager en besoin d’irrigation.

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