CAPL : Du cep à la bouteille

Publié le 26 juillet 2018

Les visiteurs ont pu assister à une démonstration en vigne du pulvérisateur confiné S21, de Pulvéman, représenté en Vaucluse par KRD équipements, de Cavaillon.

Sur son dépôt de Sablet, lors des 5e rencontres bisannuelles ‘Vigne & vin’, le 5 juillet, la CAPL a mis à l’honneur une cinquantaine d’exposants de la filière viticole. Après de nombreux contacts et une démonstration de pulvérisateurs couronnés de succès, la rencontre s’est clôturée dans la convivialité, autour d’une paella géante.

« Nous avons souhaité, les années où il n’y a pas le Sitevi à Montpellier, présenter tous les métiers depuis la vigne jusqu’à la cave. Aujourd’hui, avec ces rencontres, la CAPL permet d’échanger avec les acteurs de la filière au sujet de la protection du vignoble, la fertilisation, le palissage, l’irrigation, la gestion des effluents, la protection individuelle et les produits pour la cave et le vin. L’idée, c’est de garder la proximité entre le matériel et ses utilisateurs » explique le président, Jacques Hilaire, arborant le T Shirt violine siglé ‘CAPL, rencontres Vignes et vin’, qui poursuit : « Avec des printemps comme nous venons de vivre, on se rend compte de l’importance des produits pour la santé végétale. Ce sont des produits sûrs. Leur toxicité a été divisée par huit, et on a divisé par deux le nombre d’applications. Nous allons d’ailleurs tout à l’heure présenter des pulvérisateurs, avec panneaux de récupération et il y aura une démonstration ». Le président rappelle son souci de trouver des alternatives aux traitements actuels : « La CAPL fait partie des 206 coopératives membres d’InVivo qui a racheté Gamm Vert, Jardiland et Bioline, spécialiste de la lutte intégrée. In Vivo comprend cinq pôles : agriculture, nutrition, santé animale, retail et vin ».

La directrice, Aline Gasser qui a passé aussi le maillot de l’équipe CAPL, explique : « L’intérêt, c’est de montrer tous les métiers de la CAPL grâce aux 60 exposants présents. Ceux que l’on ne voit pas d’habitude, comme notre unité mobile d’embouteillage, mais aussi de nombreux stands tenus par nos fournisseurs, sans compter les démonstrations programmées. Car, la CAPL c’est aussi le conseil, appréciable en cette année de forte pression mildiou. Mais c’est aussi un centre de formation, au catalogue ou à la carte, pour les agriculteurs et leurs salariés ».

Des outils de pilotage.

Parmi les dizaines de fournisseurs, on peut noter la présence pour la santé végétale de Syngenta, Vegelia, Philagro, Phyteurop, Upl, Certis, Belchim, Bayer et de la société De Sangosse. Cette dernière présente d’ailleurs des produits de biocontrôle anti-oidium ou anti-mildiou, avec des dispositifs de confusion sexuelle, répandus par aérosols la nuit, quand les papillons volent. « Trois bombes aérosols à largage automatique suffisent par hectare, alors qu’il en faut plusieurs centaines avec les diffuseurs traditionnels » souligne la démonstratrice.

Une quinzaine de sociétés représente les entreprises de palissage, une dizaine pour la fertilisation, une pour l’irrigation (Netafim), deux pour l’enherbement (Barenbrug et JD) et quatre pour l’outillage. À noter également la présence des laboratoires Galys, partenaires de la CAPL, qui effectuent des analyses de sols et de plants pour piloter la fertilisation. Galys dispose des services de prélèvements et fournit les résultats des analyses de sol, en trois semaines, et de plants, en deux semaines. Juste en face, la société ITK (près de Montpellier) propose un outil (Vintel) pour contrôler le stress hydrique : « C’est un logiciel accessible en ligne. Il permet de connaître l’état hydrique des vignes en temps réel et calcule les besoins en eau sur les cinq prochains jours. Son originalité ? Il est basé sur des modèles agronomiques développés avec l’Inra, sans capteur sur la parcelle » décrit Paul Hublart, manager viticulture chez ITK. Dans une autre pièce, on trouve tout le matériel de cave et les produits adaptés, comme des dispositifs de calage des bouteilles proposés par la société finlandaise Huhtamaki. Pour tous, ces rencontres sont des moments privilégiés pour échanger avec les vignerons.

L’imposante UMC (Unité mobile de conditionnement), exposée à l’entrée du dépôt de Sablet, est l’un des 14 exemplaires (à 800 K€ pièce) que compte la flotte de 12 camions d’embouteillage mobile avec deux autres, spécialisés pour remplir les BiB® (Bag-in-box), de la Société viticole de services (SVS), filiale détenue à 100% par la CAPL et portée par la marque Invinova : « Nous avons trois types de clientèle : les caves particulières, les caves coopératives et les négociants. Nous sommes présents sur la moitié du vignoble français. C’est une entreprise de grande expérience de plus de 40 ans. Notre site de Sorgues permet également le stockage, pour nos clients, de leurs bouteilles en attente de leur expédition par nos soins » détaille le directeur général d’Invinova, André Lefebvre.

Francis Pabst, CLP


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