Appel à projets : Un million d’euros pour la région Paca !

Publié le 01 décembre 2017

Laurent Roy, André Bernard, Claude Rossignol, Gaëlle Berthaud, Patrice de Laurens et Christian Gély à l’occasion de la présentation des appels à projets retenus par l’Agence de l’Eau. (© E.D)

L’Agence de l’Eau s’engage à accompagner l’expérimentation agricole, en faveur de la ressource en eau.

Vendredi dernier, la Chambre régionale d’agriculture et l’Agence l’Eau ont présenté le programme pluriannuel d’innovation et d’expérimentation en agriculture de l’établissement public. Sur Aix, les représentants des stations régionales d’expérimentation et les personnalités qui gravitent autour de la question fondamentale de l’eau et de l’innovation en agriculture étaient présents. Dans un contexte inédit pour la saison, puisque la région est encore en période de sècheresse en cette fin novembre, l’Agence de l’Eau a annoncé les projets qu’elle entend financer dans le cadre de son 11e programme d’actions pour la période 2019/2024.

« Par rapport à ses réseaux, à ses réserves, la région reste un exemple national sur sa capacité à gérer la ressource. Mais dans un contexte de changement climatique elle a besoin aussi de se donner les capacités d’innover pour l’avenir », soulignait Claude Rossignol. Le président de la Chambre régionale d’agriculture s’est de ce fait félicité de la dotation globale d’un million d’euros annoncée par l’Agence de l’Eau.

Fin 2016, l’Agence de l’Eau a en effet engagé un appel à projets pour soutenir l’innovation et l’expérimentation en agriculture afin de dynamiser la part de ces activités consacrées à l’eau, tant sur le volet réduction des pollutions que sur celui de la gestion quantitative. Les Chambres d’agriculture du Bassin Rhône-Méditerranée-Corse et les stations expérimentales agricoles ont participé activement à la réflexion préalable au lancement de l’appel à projet.

Améliorer la gestion qualitative et quantitative

Comme l’a expliqué Laurent Roy, directeur de l’Agence de l’Eau Rhône Méditerranée Corse, « cet appel à projets cible un double objectif, à savoir la réduction des pollutions par les nitrates et les pesticides ainsi que la réduction des volumes d’eau prélevés pour l’irrigation et la préservation des réserves en eau des sols ». Et le directeur de l’Agence de l’Eau l’assure : « C’est dans le secteur agricole que l’euro investi rapporte le plus en matière d’économie de la ressource ».

C’est pourtant dans un contexte financier très contraint selon les conditions prévues par le projet de loi de finances 2018 que l’Agence de l’Eau s’est engagée à soutenir l’agriculture. À l’avenir, elle va davantage prioriser ses actions et progressivement recentrer sa politique d’intervention sur ses priorités. « L’adaptation au changement climatique, la reconquête de la biodiversité notamment aquatique, la lutte contre les pollutions toxiques, la solidarité entre les territoires », en font d’après le directeur. L’établissement reste donc mobilisé et à l’écoute des usagers de l’eau pour mener à bien les projets nécessaires à l’atteinte du bon état des eaux.

Le dispositif de soutien lancé sur tous les territoires des bassins Rhône-Méditerranée et Corse, concernait l’ensemble des organismes de recherche et de diffusion des connaissances tels les chambres d’agriculture, les stations expérimentales agricoles, les établissements d’enseignement et de formation agricole, les associations de développement ou les instituts techniques agricoles.

En région Paca, 11 projets innovants ont été retenus en novembre 2017 pour la mise en place d’un vaste programme pluriannuel d’innovation et d’expérimentation en agriculture.

Les projets retenus, d’une durée moyenne de 3 à 5 ans, s’attachent aux différentes filières de l’arboriculture, du maraîchage, de la viticulture, de l’horticulture et des grandes cultures. Ils mobilisent un grand nombre de partenaires mais les Chambres départementales d’agriculture et les stations expérimentales agricoles portent l’essentiel des projets. Les dossiers traitant à la fois de la gestion quantitative et qualitative de la ressource représentent la moitié des subventions attribuées en Paca.

Très satisfait de ce programme, André Bernard, responsable du dossier "eau et environnement" à la Chambre régionale, soulignait aussi la nécessité pour l’Agence de l’Eau, les Chambres d’agriculture et les stations d’expérimentations de « continuer à travailler et de partager des stratégies ensemble, pour démontrer que l’agriculture n’est pas un problème pour l’avenir et l’adaptation au changement climatique, mais plutôt une source de solution ».

Emmanuel Delarue


Eau AAP Région irrigation